Pékin s’est irrité hier après la déclaration de Nicolas Sarkozy, mardi, n’écartant pas un boycott de la cérémonie d’ouverture. La Chine s’est également opposée «fermement à toute forme de contact officiel du dalaï-lama avec n’importe quel pays».
Paris n’exclut pourtant pas une telle rencontre que le Quai d’Orsay appelle de ses vœux, même avant la venue en France du chef tibétain en août. Le sénateur Robert Badinter a précisé hier que «le dalaï-lama était persona grata en France». Le groupe d’information sur le Tibet, dont il fait partie, a souhaité que le «gouvernement français fasse preuve de moins de retenue» dans ses critiques. «La plus grande fermeté ne compromettra en rien les accords commerciaux, ont affirmé les sénateurs, l’Allemagne n’a sacrifié aucun contrat» après avoir reçu le dalaï-lama. Si Pékin fait état de 20 morts, les Tibétains en exil parlent de 135 décès au Tibet où la résidence du dalaï-lama à Lhassa a rouvert hier.