Recherche
  
Sur Libération.fr
Recherche sur le
web avec Google
 
«2008 ne devrait pas poser problème»
Charles de Courson (Nouveau centre) :
Recueilli par FRANÇOIS WENZ-DUMAS
QUOTIDIEN : jeudi 27 mars 2008

Député (Nouveau Centre) de la Marne, il est secrétaire de la commission des Finances de l’Assemblée.

La révision à la baisse des prévisions de croissance impose-t-elle des mesures de rigueur?

Commençons par le budget de l’Etat. Il peut y avoir des dépenses imprévues, par exemple sur les opérations extérieures ou sur l’AME (aide médicale de l’Etat). Mais tout cela devrait à peine écorner l’enveloppe de 7 milliards d’euros mis en réserve pour faire face. Côté recettes, pas d’inquiétude sur la TVA, ni sur l’impôt sur le revenu. Sur la TIPP (taxe sur les produits pétroliers), il peut y avoir une baisse de recettes de l’ordre de 2 % : contrairement à une idée reçue, quand le prix du pétrole monte, les recettes fiscales baissent car il y a un effet direct sur la consommation. La vraie inconnue est l’impôt sur les sociétés, qui est très sensible à la conjoncture. Mais à moins d’une crise majeure du système bancaire américain, la réalisation du budget 2008 ne devrait pas poser problème.

Et du côté des comptes sociaux?

Pour 2008, cela devrait aller : la CSG nous a réservé une bonne surprise qui permet de compenser une partie des dérapages sur l’assurance-maladie (2 milliards d’euros) ou les retraites (1 milliard). Mais il faut cesser de creuser le déficit dans les prochaines années.

Quel niveau de croissance obligerait à revoir la politique budgétaire?

On peut dire qu’en dessous de 2 %, cela devient très difficile d’équilibrer, et qu’à 1 %, on creuse les déficits. Or l’endettement actuel nous coûte déjà un demi-point de croissance…

Inscrivez-vous
Votre e‑mail : 
 Publicité





Et aussi...
Et aussi...