Et Bruno Gollnisch est sorti du bois. Comme Libération l’avait
évoqué, le numéro 2 du FN a officiellement annoncé jeudi, à Lyon, son intention de se présenter à la présidence du parti d’extrême droite lors du congrès prévu en 2010. Plus question donc pour lui de laisser le champ libre à l’autre vice-présidente du FN Marine Le Pen. Ecarté de tous les postes opérationnels lors du congrès de Bordeaux en 2007 et cantonné aux questions internationales, il se prépare donc à un duel avec la benjamine des trois filles du chef. Un affrontement prévisible depuis la percée médiatique de celle-ci lors de la présidentielle de 2002. La bataille pourrait d’ailleurs s’enclencher rapidement, à l’occasion des investitures des têtes de listes pour les élections européennes de 2009. Bruno Gollnisch devra alors tenter de sauver les sièges de son dernier cercle de fidèles.