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Les lycéens donnent de la voix
Education. Défilé hier à Paris contre les suppressions de postes et la réforme du bac pro.
CORDÉLIA BONAL
QUOTIDIEN : vendredi 28 mars 2008

Après plusieurs semaines de mobilisation en ordre dispersé, les lycéens se sont montrés déterminés hier à «faire bloc» derrière leurs enseignants. Contre les suppressions de postes dans le second degré, et contre la généralisation du bac professionnel en trois ans contre quatre actuellement.

«Elèves, profs, parents, tous ensemble !» scandaient-ils au cours de la manifestation parisienne qui les a menés du Luxembourg au ministère de l’Education. A l’appel des deux syndicats lycéens, l’Union nationale lycéenne (UNL) et la fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), ils étaient entre 4 000 et 6 000 à réclamer le rétablissement des postes supprimés. Si les enseignants et quelques rares parents sont bien présents dans le cortège, les lycéens formaient le gros des troupes, regroupés derrière les bannières indiquant les noms de leurs «lycées en lutte». Ce mois-ci, la plupart d’entre eux ont déjà participé à la manifestation du 18 mars aux côtés de leurs profs et, localement, à des rassemblements devant leur rectorat ou leur préfecture et au blocage de leur lycée. Ceux-là se défendent d’être venus «pour sécher» et fustigent «ceux qui viennent sans même savoir qui est Darcos». Ils connaissent sur le bout des doigts le nombre de postes supprimés dans leur lycée et dans leur académie (8 830 postes dans les collèges et lycées au plan national).

«Les suppressions vont nous affecter dès l’année prochaine, c’est du concret, explique Cindy, en première ES au lycée Jean-Macé de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Les classes sont déjà surchargées et ils trouvent quand même le moyen de nous supprimer sept postes .» Catherine, en seconde au lycée Galilée de Cergy (Val-d’Oise), s’inquiète, elle, de «la tendance à refuser tous les redoublements pour réorienter vers le technique. Moi je veux pas finir en CAP esthéticienne, je veux choisir.»

Soucieux de ne pas paraître instrumentalisés par leurs enseignants, les lycéens se disent «responsables», «conscients des enjeux». Stéphane et Florent, en BEP électrotechnique et BTS maintenance industrielle à Jean-Macé : «Les profs nous informent, mais on décide par nous-mêmes. Et de noter que «nos profs peuvent être super intéressants en dehors des cours. Parler politique, c’est quand même autre chose que les cours de maths…» Dans le cortège, les enseignants ne disent pas autre chose. «Nous avons enclenché le mouvement, informé, mais ce sont maintenant les élèves qui prennent le relais et cherchent à mobiliser. C’est particulièrement vrai en banlieue, où les problèmes sont les plus criants», résume une prof d’allemand de Drancy, où un lycée a été dégradé cette semaine par une cinquantaine de jeunes venus de Bobigny.

Un débordement qui pourrait en annoncer d’autres ? Pour l’enseignante, l’incident est marginal : «Il faut bien distinguer ces quelques élèves perturbateurs, des autres, majoritaires, bien informés et qui croient en leur mouvement.» Des policiers ont néanmoins été postés ces derniers jours aux abords de quelques lycées de Seine-Saint-Denis. A entendre les lycéens, le risque d’embrasement est faible. Certains, échaudés par la mobilisation anti-CPE, veulent voir dans la contestation actuelle un mouvement «plus soft que le CPE parce que mieux expliqué et mieux encadré». «Quand on s’est rassemblés devant la préfecture il y a quelques jours, il y a eu un début de bagarre provoqué par des jeunes venus juste pour mettre le bordel, raconte Habib, en BEP à Saint-Ouen-l’Aumône (Val- d’Oise). On les a contrôlés immédiatement. On sait que si on paraît divisés ou pas sérieux, on est foutus.» Alors qu’une nouvelle manifestation nationale est annoncée pour mardi, plusieurs occupations de lycées étaient prévues cette nuit.

djambahcourage
percévérence est mère de réussite.quel plaisir de voir que ce sont toujours les lycéens (les hommes et femmes de demain) qui annoncent le retour du printemps. nous verrons en mai si la récolte ... Mercredi 02 Avril 2008 - 00:11
lepivert350 000
hé oui, 350 000 profs vont partir à la retraite dans les 5 ANS, et compte tenu des salaires d'embauche (1.2 SMIG NET/ mois) à comparer avec celui d'un chirurgien (1 SMIG/jour), il n'y a pas foule d... Mardi 01 Avril 2008 - 19:20
YogJ'aime les gens.
Actuellement lycéen, je suis présents dans les actions prévues pour lutter contre la suppression des postes dans mon établissement [ Et même dans cet article, qui veut un autographe ? Pardon. ]. ... Vendredi 28 Mars 2008 - 20:25
beautoxl'EN se meurt
à cause de sa bureaucratie. Trop d'administratifs, peu de gestion individuelle des carrières , trop de corporatisme. Lourd, trop lourd tout ça. Sûr que les syndicats se repaissent de cette grais... Vendredi 28 Mars 2008 - 17:31
Sam@ Lo
Et ton post sent mauvais celui qui sait pas de quoi il parle. C'est simple comme bonjour de justifier le fait que les mouvements soient centrés sur les endroits que tu pointes du doigt : c'est là qu... Vendredi 28 Mars 2008 - 16:28
dérangeantA jacques
Ben justement non car l'entreprise coulerait alors les mois suivants.... C'est bien le problème avec cette fonction publique qui croit que les robinets peuvent encore être plus ouverts et que le ré... Vendredi 28 Mars 2008 - 15:08
Pete@Le Kangourou
Mais ce sont précisément les conceptions éducatives des prétendus défenseurs de l'Education Nationale qui sont responsables de la situation actuelle. Bien sûr que l'Education Nationale est malad... Vendredi 28 Mars 2008 - 14:39
BOUGAINVILLEc'est pas le probléme
J'ai quitté l'EN à cause du conformisme des profs (mes parents étaient instits). Du matin au soir, j'entendais critiquer le manque de moyens et de postes, les plus virulents étant en général abo... Vendredi 28 Mars 2008 - 14:30
Loinadmissible
Inadmissible attitude des enseignants... si on fait attention où se passent le plus de manifs et blocages? Seine Saint Denis, Val de Marne, 19 et 20 ème arrondissement... ça sent mauvais le profs g... Vendredi 28 Mars 2008 - 14:26
Pete@jacques
Vous en connaissez beaucoup, des entreprises du CAC 40 avec 1500000 salariés, dont 500000 administratifs ? Quelle catastrophe en effet, que la suppression en 2008 de 0,8% (vous avez bien lu) des effe... Vendredi 28 Mars 2008 - 14:17
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