Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants était au côté du maire de Paris ce dimanche pour la commémoration de la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942.
"Le 16 juillet 1942, la France de Vichy entrait de plain-pied dans la solution finale, dont elle devint complice", a déclaré Jean-Marie Bockel en présence notamment du maire de Paris, Bertrand Delanoë, du président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France), Richard Prasquier.
Mais "pour la première fois, des voix s'élevèrent pour protester contre le triste sort fait aux juifs de France", a poursuivi Jean-Marie Bockel avant de faire part de la "reconnaissance de la nation aux Justes de France" qui "se dressèrent face à la volonté meurtrière des nazis et de leurs complices français".
"A travers les Justes, nous honorons la France qui sut rester fidèle aux traditions d'asile et d'hospitalité de notre pays (...) cette France de l'honneur", a-t-il déclaré, ajoutant: "Justes de France, en ce jour de deuil et de recueillement, la nation se souvient et honore votre sursaut d'humanité".
Jean-Marie Bockel a par ailleurs affirmé la "détermination du gouvernement à lutter sans relâche contre toutes les formes contemporaines de l'antisémitisme", au moment où "renaît parfois ici et là la tentation de banaliser la destruction des juifs d'Europe, ou tout simplement de nier la spécificité historique des crimes nazis".